« Alors les amoureux, c’est pour quand le bébé ? »

Bienvenue à tout le monde ! 

Vous la connaissez cette question qui tue ????
Cette question que tu appréhendes à chaque fois que tu retrouves des amis de longues dates ou de la famille que tu ne vois jamais. 

Je fais mon mea culpa d’avance, je sais que c’est  gentil, que l’on s’intéresse à nous et  il ne faut pas non plus que ça devienne un sujet tabou. Mais je vous en prie (ceci est un cri du fond du coeur à toute les personnes qui n’ont pas de problèmes de fertilité) poser votre putain de question une fois mais si on ne s’étale pas sur la réponse, si on fait mine de ne pas avoir entendu, si on change de sujet, ne l’a reposé pas.

Pendant quelques années, mis à part à nos familles et  nos amis (vraiment très) proches, peu de personne était au courant. Je n’avais pas envie de m’étaler à ce sujet. 
Au début quand on avait 17 ans, évidemment la question ne se posait pas.

Au bout de quelques années, quand les gens ont vu une stabilité dans nos jobs respectifs et que l’on a commencé à créer notre cocoon; ils ont commencé à s’interroger. 
Au début de la vingtaine, quand j’ai reçu mon diagnostic, je préférais dire que nous voulions pas d’enfant pour le moment. Le sujet était clos vite. Cela me convenait parfaitement.

A l’approche des 25 ans, la question se pose TOUT LE TEMPS. Même pour nos anciens amis qui ne sont pas au courant. 
Encore une fois, je sais qu’il n’y a AUCUNE méchanceté, mais c’est juste qu’ à chaque fois, ça me renvois au même sentiment. Ce sentiment, que je pense les « autres » ne peuvent pas comprendre. Je n’arrive même pas à l’expliquer, le définir. Juste ça fait mal. 

Aujourd’hui maintenant, avec un peu plus de caractère, si on me pose la question une fois, je répond simplement que « c’est en cours » (c’est comme si c’était un processus de téléchargement…) . 
En revanche, il y a toujours ceux qui abusent, si c’est « trop insistant » je répond sec : « Je peux pas avoir d’enfant ». Et la, certes les gens sont souvent très gênée, mais c’est bon. On a déjà nos sentiments et humeurs à gérer, du coup je ne culpabilise plus. 

C’est aussi pour éviter les poncifs du style : « Mais vous inquiétez pas, c’est rien, vous allez réussir », ou le « Ah c’est comme ma cousine du sud, tu vois qui c’est ? Elle a fait 3 FIV et après ça a marché », ou encore « Ah c’est donc pour ça » … Et encore plein d’autres… 

Je pense qu’il faut comprendre, qu’avec tous les examens, les rendez vous, les petits accotés du syndrome, on a déjà besoin de faire une carapace. Des fois, on est fatigué de penser qu’à ça, vous n’imaginez pas à quel point, pendant une journée on ne peut penser qu’à ça. 

Après, j’apprécie pouvoir en parler avec ma mère, mes amies, mais elles savent que l’on en discute quand ça vient de moi. Si je sors d’un rendez vous, et que je les appels pas directement, elles savent que ça viendra, mais que Monsieur et moi avons besoin de temps pour le diriger. 

Et vous, comment vous faite pour « lutter » contre cette question ? 

La Princesse des OPK 

2 commentaires

  1. Je n ai peut être pas la bonne solution mais je répond toujours avec honnêteté, et sils insistent je leur dit pour la pma. La seule réponse qui m a tué c était : j ai une amie qui a fait un FIV ça a marché du premier coup, c est pas si difficile…

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